Sapeurs-Pompiers d'Habbo

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 Les bilans

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MessageSujet: Les bilans   Lun 22 Jan - 19:19

Les bilans

1. OBJECTIFS

A la fin de cette partie, vous serez capable de réaliser et transmettre les bilans d’une victime.
Plus précisément, il s’agit de :
• Réaliser et justifier un bilan circonstanciel.
• Réaliser et justifier un bilan d’urgence vitale.
• Réaliser et justifier un bilan complémentaire.
• Réaliser et justifier la surveillance.
• Notifier et transmettre les informations.

2. PRINCIPES

On entend par le terme de BILAN, la phase de recueil d’informations, par l’équipier secouriste, permettant d’évaluer une situation et l’état d’une ou plusieurs victimes.
La réalisation d’un bilan est indispensable à toute action menée par des intervenants secouristes en équipe.

Le bilan débute à l’instant même de l’arrivée de l’équipe secouriste sur les lieux de l’intervention et se poursuit pendant toute la durée de l'intervention.
Il doit être rigoureux et structuré et suffisamment rapide pour ne pas retarder la mise en œuvre des gestes de secours.
Sa transmission doit permettre au médecin régulateur d’évaluer l’état de la victime afin d’adapter sa réponse.

On peut déterminer :
1. Le bilan circonstanciel ;
2. Le bilan d’urgence vitale ;
3. Le bilan complémentaire ;
4. La surveillance.

Toutefois, il convient de faire la distinction entre :

- Le bilan qui résulte de l’examen de la situation et de la ou des victimes par l’équipier ;
- La transmission du bilan, échange verbal qui s’effectue entre l’équipier secouriste et son chef ou parfois directement entre l’équipier et le médecin.

3. LE BILAN CIRCONSTANCIEL

Le bilan circonstanciel, encore appelé d’ambiance ou d’approche, est réalisé en quelques secondes par le chef du dispositif ou un équipier désigné par lui.
Il constitue le temps initial de l’action de l’équipier secouriste, action qui se résume au recueil des informations concernant la ou les victimes et leur environnement.

Il permet d’apprécier la situation, d’en évaluer les risques et de prendre les mesures adaptées, notamment en ce qui concerne la sécurité.

Le bilan circonstanciel permet de répondre aux questions suivantes :
- Que s’est-il passé ?
- Existe-t-il un danger ?
- Les secours sont-ils suffisants pour le moment ?
- Les informations en ma possession sont-elles correctes ?

Sur la base de ces informations, un certain nombre d’actions seront effectuées :
- Déterminer la nature de l’intervention ;
- Assurer la sécurité de l’intervention (protection des lieux de l’accident, prévention du sur-accident, extraction d’une victime d’un milieu potentiellement hostile) ;
- Demander des moyens de secours complémentaires ;
- Compléter et corriger les informations de départ.

3.1 Déterminer la nature de l’intervention

Dès l’arrivée sur les lieux, l’équipier secouriste doit rechercher tous les indices qui peuvent l’aider à déterminer la nature de l’intervention (accident, maladie, intoxication…) et les circonstances de l’accident, s’il y a lieu. Cette recherche est utile pour la sécurité de l’intervention et la prise en charge correcte de la victime. Elle est déterminée en interrogeant la victime, si elle est consciente, mais aussi son entourage ou les témoins. Ces renseignements seront, en règle générale, fournis au chef de l’intervention.

3.2 Assurer la sécurité de l’intervention

L’analyse de la situation permet d’identifier des risques visibles (véhicules accidentés, structure instable, situation violente…) ou moins visibles (risque électrique, présence de substances toxiques…).

La sécurité d’une intervention est obtenue par :

- Le port d’une tenue de protection adaptée.
- L’absence de création de risque supplémentaire (véhicules de secours correctement stationnés…) ;
- La protection de la zone avec les moyens immédiatement à disposition ;
- Le dégagement d’urgence d’une victime exposée à un danger qui ne peut être supprimé ;
- L’intervention d’équipes spécialisées face à des risques particuliers.

Cependant, l’équipier secouriste ne doit pas conclure trop vite et ne pas oublier qu’un bilan complémentaire est toujours nécessaire : la chute d’une personne d’une échelle peut très bien avoir été provoquée par un malaise.

3.3 Demander des moyens de secours complémentaires

Les secours complémentaires doivent être demandés immédiatement, pendant le bilan circonstanciel, si les moyens engagés sont insuffisants (plusieurs victimes, présence d’un danger particulier…).

3.4 Compléter et corriger les informations de départ

En règle générale, l’équipier secouriste dispose, en se rendant sur les lieux de la mission, d’un certain nombre d’informations.

Il s’agit :
- De l’adresse de l’événement ;
- De la nature de l’intervention présumée.
Le bilan circonstanciel lui permet de les compléter et, éventuellement, de corriger des données qui sont fausses ou insuffisantes, notamment :
- Le nombre de victimes ;
- Leur gravité ;
- La sécurité de la zone d’intervention et de l’évolutivité possible de la situation.

Tous ces renseignements seront fournis au responsable de l’équipe qui en assure la synthèse et la transmission.

4. LE BILAN D’URGENCE VITALE

Le bilan d’urgence vitale a pour but de rechercher une détresse vitale qui menace immédiatement et à très court terme la vie de la victime et qui nécessite la mise en œuvre rapide de gestes de secours avant toute autre action.

Il est réalisé par un équipier secouriste dès que la sécurité de la zone d’intervention est assurée.

Au cours du bilan d’urgence vitale, l’équipier secouriste doit :
- Rechercher une détresse immédiatement vitale ;
- Identifier la plainte principale de la victime ;
- Rechercher une détresse vitale moins évidente ;
- Transmettre les informations recueillies.

4.1 OBSERVER pour se faire une idée générale de la victime

L’approche de la victime, par l’équipier secouriste, permet de noter rapidement :
- Le sexe de la victime ;
- Son âge approximatif ;
- L’environnement immédiat qui permet de déterminer s’il s’agit d’un blessé, d’une personne victime d’un malaise ou d’une maladie (en cas de doute, toujours considérer que la personne a été victime d’un traumatisme) ;
- La position de la victime et l’existence d’une détresse vitale évidente comme :
- Une obstruction totale des voies aériennes ;
- Une hémorragie.

4.1.1 L’obstruction brutale et grave des voies aériennes

Si la victime présente une obstruction totale des voies aériennes, il convient sans délai de mettre en œuvre les manœuvres de désobstruction des voies aériennes adaptées à l’âge de la victime.

4.1.2 L’hémorragie visible

Devant une hémorragie externe, l’équipier secouriste réalise immédiatement une technique d’arrêt du saignement abondant en utilisant les moyens dont il dispose et en se protégeant les mains.

4.2 ÉCOUTER la victime pour identifier la plainte principale ou reconnaître une inconscience.

Cette recherche est réalisée en quelques secondes en demandant à la victime :
«Comment ça va ? Ouvrez les yeux, serrez-moi la main, de quoi vous plaignez-vous ?…».

Elle permet :

1. De reconnaître une inconscience si la victime ne répond pas et ne réagit pas ;
2. D’identifier la plainte principale de la victime si elle est consciente.

La recherche de la plainte principale de la victime permet à l’équipier secouriste de tenir compte de cette plainte pour la poursuite de son bilan et d’éviter une aggravation éventuelle.
Cependant, comme une plainte peut en cacher une autre, l’équipier secouriste doit poursuivre l’examen de la victime en lui précisant, si nécessaire, que l’on s’occupera plus tard (bilan et gestes de secours complémentaires) de ce qui la préoccupe.

L’inconscience est une détresse. Devant une victime inconsciente, l’équipier secouriste réalisera immédiatement une liberté des voies aériennes.

4.3 RECHERCHER les signes d’une détresse vitale potentielle

4.3.1 La victime est inconsciente

Devant une victime inconsciente, l’équipier secouriste recherche immédiatement la présence de mouvements respiratoires après avoir assuré la liberté des voies aériennes.

Si la respiration est présente : placer la victime en position latérale de sécurité (PLS) et surveiller attentivement sa respiration.
Si la respiration est absente : rechercher le pouls.

La présence ou non de signes de circulation et, notamment, du pouls impose la réalisation de gestes de réanimation comme :
- Les compressions thoraciques ;
- La respiration artificielle ;
- Le choc électrique externe.

4.3.2. La victime est consciente

Même si une victime est consciente, l’équipier secouriste doit rechercher des signes qui traduisent une altération d’une ou plusieurs fonctions vitales dont l’évolution peut se faire très rapidement vers une inconscience, un arrêt respiratoire et un arrêt circulatoire.

Pour cela, l’équipier secouriste doit examiner la victime et rechercher successivement :
1 – Une perte de connaissance et une désorientation de la victime ;
2 – Une perte de la motricité ;
3 – Une anomalie des pupilles ;
4 – Une altération de la respiration ;
5 – Une altération du pouls ;
6 – Une modification de l’aspect de la peau et des muqueuses ;

A) La détresse neurologique

1 – Identifier la perte de connaissance et l’orientation de la victime.

Exemples de questions à poser :
« Que s’est-il passé ? »
« Quel est votre nom ? »
« Quel jour sommes-nous ? »
« Où sommes-nous ? »..

En posant quelques questions à la victime ou à son entourage, l’équipier secouriste peut rapidement :
- Identifier une perte de connaissance, souvent associée à une amnésie de l’accident ou du malaise ;
- Identifier une désorientation de la victime ; celle-ci a perdu ses repères dans le temps (elle ne sait plus quand on est…) et/ou dans l’espace (elle ne sait plus où elle est …).

Cette désorientation peut être accompagnée d’une somnolence voire, au contraire, d’une agitation.

2 – Identifier la perte de la motricité

La motricité des membres supérieurs et inférieurs d’une victime est recherchée chez une victime consciente en lui demandant de remuer les doigts, puis les orteils. L’impossibilité de bouger une ou plusieurs extrémités (paralysie) traduit une détresse neurologique.

3 – Identifier l’anomalie des pupilles

L’équipier secouriste doit examiner les pupilles de la victime. Normalement, elles sont de diamètres identiques. Des pupilles inégales permettent de suspecter une détresse neurologique liée à un traumatisme crânien ou oculaire, une maladie vasculaire cérébrale ou une intoxication.

B) La détresse respiratoire

4 – Identifier l’altération de la respiration

L’évaluation de la respiration, par l’observation de la partie supérieure de l’abdomen et de la partie inférieure du thorax, d’une victime porte sur :
- La fréquence de la respiration (compter sur une minute);
- Son amplitude;
- Sa régularité et l’absence de pause de plus de 6 secondes entre les mouvements respiratoires ;
- La saturation capillaire en oxygène mesurée avec un oxymètre de pouls, si l’équipier a été formé à son utilisation.

Fréquences respiratoires normales (mvts/min)
Adulte (et adolescent) – 12 à 20
Enfant (1 an à l’âge de la puberté) – 20 à 30
Nourrisson (< 1 an) – 30 à 60
Nouveau né (< 1 semaine) – 40 à 60

Qualité de la respiration
Normale
Respiration silencieuse
Mouvements du thorax et de l’abdomen à peine perceptibles
Superficielle (difficiles à compter)
Effort respiratoire
Difficile
Contraction des muscles du haut du thorax et du cou
Pincement des ailes du nez (enfant et nourrisson)
Sifflements, ronflements, gargouillements, râles
Bruyante

Une respiration rapide, superficielle, difficile ou bruyante ou une baisse de la saturation du sang en oxygène traduit une détresse respiratoire.

C) La détresse circulatoire

5 – Identifier l’altération du pouls

L’évaluation du pouls est obtenue par la palpation d’une artère :
- Au niveau du poignet (pouls radial) et au niveau du cou (pouls carotidien) ;
- Au niveau du pli de l’aine (pouls fémoral) en cas d’impossibilité de contrôler le pouls carotidien ;
- Au niveau de la face interne du bras chez le nouveau né et le nourrisson (pouls huméral).

L’équipier secouriste doit déterminer :
- La fréquence cardiaque (nombre de battements par minute) ;
- La régularité du pouls et l’absence de pause ;
- L’amplitude ou force du pouls ;
- La pression artérielle mesurée avec un tensiomètre.

Un pouls rapide ou lent permanent accompagné de la difficulté ou de l’impossibilité de le percevoir (pouls carotidien mieux perçu que le pouls radial ou impossibilité de percevoir les deux) traduit une détresse circulatoire.

Fréquences cardiaques normales (bts/min)
Adulte (et adolescent) – 60 à 100*
Enfant (1 an à l’âge de la puberté) – 70 à 140
Nourrisson 100 à 160
Nouveau né 120 à 160
(*) Certains sportifs peuvent avoir une fréquence cardiaque basse physiologique (40 à 50).

6 – Identifier la modification de l’aspect de la peau et des muqueuses

La couleur des muqueuses est appréciée en observant la face interne des paupières ; la température et l’humidité de la peau en plaçant le dos ou le plat de la main sur le front de la victime.

Les muqueuses sont normalement roses et la peau chaude et sèche.

Les détresses vitales amènent souvent une modification de cet aspect.
Des muqueuses pâles, une peau froide et/ou très humide et des genoux marbrés, traduisent une détresse circulatoire.
Dans certaines formes de détresses circulatoires, la peau peut aussi être anormalement chaude.

4.4 Transmettre le bilan d’urgence vitale

A l’issue du bilan d’urgence vitale, l’équipier secouriste doit immédiatement informer son responsable pour lui indiquer :
- L’âge et le sexe de la victime ;
- L’existence d’une détresse vitale évidente ;
- La plainte principale de la victime (inconscience ou autre) ;
- La présence d’une détresse vitale recherchée (arrêt respiratoire, circulatoire, autre détresse) ;
- Les gestes de secours d’urgence nécessaires et en cours.
En présence d’une urgence vitale, les gestes de secours sont débutés, puis le bilan est transmis pour avis et renfort médical.
Devant des signes de détresse évidente, l’équipier secouriste ne doit pas perdre de temps à mesurer la pression artérielle ou la saturation capillaire en oxygène de la victime pour transmettre le bilan d’urgence vitale et obtenir un avis médical.

5. LE BILAN COMPLÉMENTAIRE

Après avoir réalisé un bilan d’urgence vitale et débuté la prise en charge d’une éventuelle détresse vitale, le bilan complémentaire permet à l’équipier secouriste d’effectuer les gestes de secours pour une victime qui présente des signes de malaise, d’aggravation d’une maladie ou une ou plusieurs lésions secondaires à un traumatisme et de recueillir toutes les informations nécessaires à la demande d’un avis médical.

5.1 La victime présente un malaise ou une aggravation brutale d’une maladie

L’équipier secouriste doit, devant une victime qui présente un malaise ou une maladie :
- Interroger la victime pour :
- Analyser ses plaintes ;
- Rechercher ses antécédents.
- Examiner la victime pour identifier des signes visibles de malaise ou de traumatisme.

5.1.1 INTERROGER la victime

1 – Analyser les plaintes

La victime consciente qui présente un malaise ou une aggravation brutale d’une maladie exprime en règle générale le ou les troubles qu’elle perçoit.
L’équipier secouriste peut lui demander : « Qu’est qui ne va pas ? Que vous est-il arrivé ? ».
L’équipier secouriste doit :
- Écouter la victime ;
- Ne pas chercher à interpréter ce qu’elle dit ;
- Demander à l’entourage de confirmer les dires (si possible) ;
- Noter les plaintes exprimées.

Pour chaque plainte exprimée et, particulièrement, pour la douleur, l’équipier secouriste doit demander à la victime de préciser :
- Les circonstances de survenue et le facteur déclenchant (Provoqué par) ;
- Ses caractéristiques : brûlure, serrement, fourmillements… (Qualités) ;
- Sa localisation (Région atteinte du corps) ;
- Son intensité et son évolution (Sévérité…) ;
- La durée : depuis combien de temps ? (Temps de la plainte).
NB :
Analyser une plainte, c’est rechercher son PQRST.
Les plaintes exprimées par la victime, leur analyse et la recherche des signes de gravité, donne des informations essentielles qui doivent être communiquées à un médecin.

2 – Rechercher les antécédents (MHTA)

L’équipier secouriste doit faire préciser :
- Si la victime présente une Maladie connue ou si elle a déjà présenté des malaises identiques ;
- Si un médecin a été consulté à cette occasion ou si la victime a été Hospitalisée ;
- Si la victime prend un Traitement médical ou doit prendre des médicaments lorsqu’elle perçoit ces troubles ;
- Si la victime présente une Allergie connue.

5.1.2 EXAMINER la victime

Puis, l’équipier secouriste doit rechercher les signes visibles. Pour cela, il doit regarder les parties du corps pour lesquelles la victime se plaint de douleurs ou de sensations particulières, et transmettre toutes les anomalies constatées.

Cependant, certaines manifestations traduisant une atteinte du cerveau doivent être recherchées systématiquement car elles ne s’accompagnent pas de douleur ni de sensation particulières.

Ce sont :
- Une asymétrie de l’expression faciale ;
- Une anomalie de l’extension des membres supérieurs ;
- Une anomalie de la parole.

Cette recherche s’effectue de la manière suivante :

1 – Asymétrie de l’expression faciale
Demander à la victime de sourire ou de montrer les dents.
- Normal : les deux côtés du visage bougent symétriquement,
- Anormal : un des côtés du visage ne suit pas l’autre dans ses mouvements.

2 – Anomalie de l’extension des membres supérieurs Demander à la victime (assise ou allongée) de fermer les yeux et d’étendre les bras devant elle pendant 10 secondes.
- Normal : les deux bras bougent symétriquement,
- Anormal : un des deux bras ne bouge pas ou ne s’élève pas autant que l’autre ou chute progressivement.

3 – Anomalie de la parole
Demander à la victime de répéter une phrase simple.
- Normal : la victime répète les mêmes mots à un rythme normal ;
- Anormal : la parole est empâtée, la victime ne répète pas les mêmes mots ou est incapable de parler.

NB :
Si l’équipier secouriste a constaté, lors du bilan d’urgence vitale, une anomalie de la température de la victime (victime anormalement chaude ou froide), il peut à ce moment là, mesurer la température de la victime s’il est équipé d’un thermomètre adapté.

5.2 La victime présente un traumatisme

Devant une personne victime d’un traumatisme, l’équipier secouriste doit :
- Interroger la victime pour :
Rechercher le mécanisme de l’accident ;
Analyser les plaintes de la victime ;
Rechercher ses antécédents.
- Examiner la victime pour rechercher des lésions.

5.2.1 INTERROGER la victime

1 – Rechercher le mécanisme de l’accident
Le mécanisme de l’accident est évalué en interrogeant la victime et les témoins. La connaissance du mécanisme de l’accident informe l’équipier secouriste sur la violence du choc, facilite l’examen, la recherche d’une lésion et apporte des renseignements essentiels à la prise en charge médicale de la victime.

Un choc, une chute, un faux mouvement, le contact avec un objet tranchant ou contondant, le contact avec un liquide chaud sont les principales causes des lésions traumatiques.

a) Violence du choc

La violence du choc générateur des lésions est appréciée par l’équipier secouriste, les exemples suivants traduisent la violence d’un choc et doivent faire rechercher des lésions sérieuses :
- Chute d’une grande hauteur ;
- Explosion ;
- Collision entre véhicules ;
- Victime éjectée ou renversée par un véhicule ;
- Présence d’autres blessés graves ;
- Victime qui présente une détresse vitale ;
- …

Il en est de même lors de l’absence de port de la ceinture de sécurité ou d’un casque de protection qui permettent alors de suspecter un traumatisme de la colonne vertébrale ou du crâne.

b) Mécanisme proprement

Le mécanisme de l’accident permet de rechercher ou de suspecter des lésions. L’équipier secouriste doit le noter et en informer les secours.
Par exemple, suite à un accident de la circulation, il précisera si le choc était frontal, latéral ou arrière, si la victime était porteuse d’une ceinture de sécurité et si l’airbag s’est déclenché. Lors d’une chute, il indiquera la hauteur de cette chute et ce sur quoi la victime est tombée.

2 – Identifier les plaintes de la victime
Les douleurs ressenties par la victime aident l’équipier secouriste à rechercher les lésions.
La perte de la motricité, de la sensibilité et des sensations particulières comme des fourmillements ou des décharges électriques dans les membres, font suspecter une atteinte des nerfs ou de la moelle épinière.

3 – Rechercher les antécédents

La connaissance des antécédents de la victime peut aider le personnel médical à la prise en charge du blessé et éviter certaines mesures qui pourraient la mettre en danger.

C’est pourquoi, il est important de poser les questions suivantes :
- Avez-vous une maladie connue ? Exemple : maladie du cœur, asthme, diabète…
- Avez-vous déjà été hospitalisé ?
Suivez-vous actuellement un traitement ?
- Êtes-vous allergique ? A quoi ?
Si le blessé est inconscient, rechercher un membre de sa famille ou un ami qui pourra répondre à ces questions.

5.2.2 EXAMINER pour rechercher les signes de traumatisme.

L’équipier secouriste doit regarder les zones douloureuses de la victime à la recherche de signes de traumatismes mais aussi palper les zones indolores à la recherche d’une douleur déclenchée. Il recherche :
• Les contusions
• Les gonflements : hématomes, œdèmes ;
• Les déformations ;
• Les plaies et leur aspect : écorchure, coupure, plaie punctiforme, lacération ;
• Les brûlures et leur aspect : rougeur, présence de cloques intactes ou percées, zone blanchâtre, noirâtre ou brunâtre.

1 – Le traumatisme est mineur ou manifestement localisé (faux mouvement, chute de faible hauteur…)
La recherche des lésions est orientée par les plaintes de la victime et notamment la douleur.
L’équipier secouriste observe les zones du corps dont se plaint la victime, à la recherche de signes de traumatismes.

2 – Le traumatisme est violent, la localisation des lésions n’est pas possible (troubles de la conscience…) ou en cas de doute.

Réaliser un bilan complet des lésions (nature, localisation et étendue) sans mobiliser la victime.
Ce bilan, systématique, s’effectue en regardant et en palpant si nécessaire la victime « de la tête aux pieds ».
Devant tout traumatisme violent, faire maintenir la tête de la victime (prise latéro-latérale) et mettre en place un collier cervical.

- Examiner la tête : observer, passer les mains dans les cheveux à la recherche d’un saignement, repérer un écoulement par le nez ou les oreilles, examiner les pupilles, l’aspect de la peau. Rechercher aussi une déformation de la bouche et la présence de
vomissements ;

- Examiner le cou : lors de la mise en place du collier cervical, observer et passer les mains sous la nuque sans déplacer ou surélever la tête ;

- Examiner le thorax : soulever ou écarter les vêtements. Rechercher une contusion, une plaie et une anomalie du soulèvement de la poitrine (seule une partie du thorax se soulève) ;

- Examiner l’abdomen : soulever ou écarter les vêtements (en cas de difficulté d’examen et de suspicion de traumatisme sous jacent, les vêtements seront découpés), rechercher une contusion ou une plaie de l’abdomen (parfois accompagnée d’une sortie
de l’intestin). Apprécier le soulèvement de l’abdomen à chaque inspiration ;

- Examiner le dos de la victime : glisser les mains sous la victime sans la mobiliser et sans la déplacer, à la recherche d’un saignement. Ne pas chercher à palper la colonne vertébrale. L’équipier secouriste peut profiter de manœuvre de relevage ou de
déplacement de la victime pour examiner le dos ;

- Examiner le bassin : L’observation du bassin par un équipier secouriste est toujours difficile et désagréable pour la victime ; ne la réaliser que si la victime a subi un traumatisme à ce niveau ;

- Examiner les membres supérieurs et inférieurs : réaliser un examen systématique de chaque membre. Retirer les chaussures et les chaussettes si possible. Si un membre est traumatisé (douleur, gonflement, déformation), rechercher l’état de la circulation à son extrémité en examinant la motricité, la sensibilité, l’aspect de la peau (couleur, température), le temps de recoloration cutanée et, pour le membre supérieur, le pouls radial.

Chez la victime inconsciente, soulever ou écarter les vêtements pour palper chaque membre, de sa racine à son extrémité, sans le mobiliser, en l’empaumant latéralement et en appuyant délicatement à deux mains. Cette technique permet de localiser certaines déformations.

Chez la victime consciente, examiner la sensibilité tel que décrit au § 3.1. A l’issue du bilan complémentaire, l’équipier secouriste doit :
- Transmettre le bilan pour demander un avis médical (soit à son responsable d’équipe, soit directement au médecin) ;
- Réaliser les gestes de secours nécessaires (position d’attente, pansements, immobilisation…) dans l’attente d’un renfort ou d’une mise en condition de transport de la victime (immobilisation, relevage, installation sur un brancard…).

6. LA SURVEILLANCE

Le bilan d’urgence vitale et complémentaire aide l’équipier secouriste à déterminer l’état initial de la victime. L’état d’une victime peut toutefois s’aggraver rapidement pendant sa prise en charge ou, au contraire, s’améliorer.

L’équipier secouriste doit surveiller la victime en permanence en :
- Lui parlant, en lui expliquant ce qui se passe pour la réconforter ;
- Appréciant son état de conscience ;
- Recherchant une modification de ses plaintes : Avez-vous plus ou moins mal, la douleur est-elle toujours la même ?… ;
- Appréciant l’aspect de sa peau ;
- Contrôlant régulièrement la fréquence respiratoire et cardiaque.

Si l’état de la victime s’aggrave, l’équipier secouriste refait un bilan d’urgence vitale, rend compte à son responsable d’équipe ou demande un avis médical et adapte immédiatement la conduite à tenir.

L’efficacité des gestes de secours réalisés est aussi contrôlée régulièrement : arrêt des hémorragies, reprise de signes de circulation ou de respiration, qualité d’une immobilisation, protection contre le chaud, le froid…

Lors du transport d’une victime, il est parfois nécessaire de renouveler le bilan complémentaire et d’effectuer les gestes appropriés à toute modification de ce bilan.

7. NOTIFIER ET TRANSMETTRE LES INFORMATIONS

L’équipier secouriste doit être capable de transmettre les résultats du bilan réalisé sur une victime pour :
- Demander du renfort ;
- Obtenir un avis médical ;
- Rendre compte de son activité.

Le bilan est transmis :
- Après le bilan circonstanciel, pour demander des renforts supplémentaires ou pour compléter les informations de départ ;
- Dés la découverte d’une urgence vitale afin d’obtenir le plus rapidement possible le renfort d’une équipe médicale ;
- A l’issue du bilan complémentaire, pour informer des plaintes et des lésions présentées par la victime et des gestes de secours qui ont été entrepris ;
- Devant toute modification de l’état de la victime au cours de sa surveillance que ce soit en attendant une équipe médicale ou lors de son transport.

Le bilan est transmis par l’équipier secouriste :
- Lors d’une activité en équipe ou en binôme, au responsable d’équipe.
- Ou, à la demande du responsable d’équipe :

Au médecin régulateur ;

Au PC de l’autorité d’emploi de l’équipier secouriste ;
A l’équipe médicale qui assure la prise en charge de la victime.

Le message transmis doit être concis, complet, structuré et logique et, en cas d’évolution, présenté de façon chronologique.
Si un renfort particulier est souhaité, celui-ci doit être clairement exprimé.
La façon la plus simple pour présenter le bilan d’une victime est d’utiliser la même démarche que celle qui a permis de le réaliser.

1. Se présenter et indiquer l’origine du message ;
2. Rappeler le lieu ou l’adresse de l’intervention ;
3. Donner le sexe et l’age approximatif de la victime ;
4. Indiquer les circonstances de l’accident ou de la maladie ;
5. Préciser la plainte principale de la victime ;
6. Donner les informations concernant l’état de ses fonctions vitales : conscience,
respiration et circulation ;
7. Indiquer les signes et les lésions découverts ;
8. Préciser les antécédents de la victime ;
9. Donner les renseignements concernant les gestes de secours réalisés ou en cours
d’exécution.

De même, toutes les informations recueillies seront notifiées sur un document qui peut être à la fois le rapport d’intervention et la fiche de liaison avec le personnel médical qui prend en charge la victime.
La rédaction de ces documents est sous la responsabilité du chef de la mission de secours.
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